Nécéssité de former les femmes sur un modele de business agroecologique
Jacqueline est une femme active de 38 ans , mariée et mère de trois enfants. Elle habite le village de Butare, de la cellule de Songa, secteur Muko du district de Musanze.
Quand nous l’avons visité récemment chez elle (28 aout 2019), elle nous a parlé de sa vie et de ses projets d’avenir.
Dans son témoignage, elle dit : « Notre groupe ihuriro de femmes est composé de 30 personnes , il nous permet de faire de la petite épargne pour subvenir à nos besoins urgents dans le ménage , tel un outil, des habits, la mutuelle de santé etc. En moyenne chaque femme donne chaque mois un montant de 1000 Frw. »
Jacqueline poursuit en disant que pour survivre, « je n’ai pas assez de champs pour cultiver, mais ici tout le monde a la possibilité de louer les terres pour une ou deux saisons. Le problème actuel est que les champs ne sont plus productifs comme dans le passé. Aujourd’hui il faut utiliser les engrais chimiques et les pesticides, alors qu’on nous dit que ces produits synthétiques sont mauvais pour le sol que nous cultivons, pour l’eau que nous buvons, pour l’air que nous respirons, et même pour la biodiversité »
Comme projet d’avenir, Immaculée dit : « Je veux faire de l’agriculture rentable et durable. J’ai besoin de connaissance sur comment tirer plus de bénéfices de ma terre tout en respectant la nature et la biodiversité. J’espère que votre projet va répondre à ce besoin pour donner aux femmes agricultrices une opportunité d’apprendre.
Avant de terminer notre entretien, Jacqueline insiste sur la maitrise de toute la filière d’une culture, car souvent les autres acteurs en amont et en aval perçoivent des bénéfices que le producteur ne peut pas réclamer car il manque de savoir faire et de marché : « Comme femme agricultrice, non seulement je dois rentabiliser mes champs grâce au savoir faire professionnelle, mais aussi il me faut des débouchés pour la production » a-t-elle ajouté.