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Témoignage de UZAMUKUNDA Immaculée, femme agricultrice

Faire face à la résilience climatique

Immaculée est une femme de 48 ans, chef de famille de cinq enfants. Elle habite le village de Kabindi, de la cellule de Mburabuturo, secteur Muko du district de Musanze.

Nous l’avons visité récemment chez elle (28 aout 2019) pour comprendre comment elle mène sa vie, comment elle gagne ses revenus et si elle a des projets d’avenir. Dans son témoignage, elle dit : « Avec les années qui passent, ma terre ne produit plus de bonnes récoltes, à la croissance des cultures, je remarque des clairières ou les cultures deviennent chétives et ne fleurissent plus comme il faut. Je suis obligé d’appliquer l’engrais chimique et ma terre devient de plus en plus dépendante de ces produits synthétiques »

Immaculée poursuit en disant que « la vie est très difficile pour une femme vulnérable comme moi qui doit supporter une famille, sans assurance de revenus durable. Pour survivre, je fais partie d’un groupe ihuriro composé de 25 femmes et de 5 hommes qui gère une pépinière et vend les plants. Nous faisons aussi de la petite épargne d’argent au sein du groupe, et à tour de rôle, chaque membre peut demander une somme d’argent pour subvenir à un besoin urgent »

immaculle2Concernant la source de revenus, elle dit : « je dispose des champs, mais les revenus agricoles diminuent de plus en plus à cause de la fertilité des champs en graduelle diminution. Je pense que c’est à cause du changement climatique qui fait que la pluie ne vient plus à temps, et même quand la pluie arrive, c’est avec des vents violents et la foudre. »

Comme projet d’avenir, Immaculée dit : « Je veux bien rester dans la production agricole, mais le problème, c’est comment faire face à la résilience et l’adaptation au climat qui devient capricieux. J’ai besoin de plus de connaissance sur les pratiques de résilience et les pratiques agroecologiques pour assurer que mes champs vont continuer à avoir de bonnes récoltes »

Avant de terminer notre entretien, Immaculée insiste sur le savoir faire et le marché : « Comme femme agricultrice, non seulement je dois rentabiliser mes champs grâce au savoir faire professionnelle, mais aussi il me faut des débouchés pour la production » a-t-elle ajouté.

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